Veni Anima Mundi

L'amour

Si je devais tout résumer en un mot, ce serait celui-là.

L’amour !

Pas le sentiment rose des cartes de vœux. L’amour vrai, celui qui tient bon quand c’est difficile. Celui qui voit l’autre dans son imperfection et le choisit quand même.

L’amour, celui que l’on dit inconditionnel. Celui que l’on dit sacré.

Toutes les grandes traditions spirituelles y reviennent. Toutes, sans exception. Comme si au fond de toute sagesse, il y avait cette évidence : l’amour n’est pas une option.

Il est ce qui tient le monde ensemble.

L’amour de soi d’abord, pas la vanité, mais la bienveillance envers sa propre humanité, soit-elle imparfaite. Sans ça, on ne peut rien donner de solide à personne.

L’amour des autres aussi. La famille, les amis, les étrangers, même ceux qui nous compliquent la vie. Un amour qui ne demande pas à l’autre d’être parfait pour mériter d’être aimé. Un amour qui voit la lumière dans l’autre, même quand lui ne la voit plus.

Et puis, il y a cet amour plus grand, celui qui ne trouve aucune explication. Celui qu’on reçoit parfois dans un moment de grâce inattendu, sans savoir d’où il vient et qui nous transforme.

L’amour n’est pas naïf. Il connaît la souffrance, la perte, la trahison, mais le véritable choisit, encore et encore, de rester ouvert.

C’est peut-être ça, l’âme du monde… un amour qui ne se lasse pas.