Nous sommes d’étranges créatures.
Nous sommes des animaux, dit la science. Faits de chair et d’os, de poussière d’étoiles, mortels.
Mais quel animal pleure devant un coucher de soleil ? Quel animal écrit des poèmes, cherche un sens, choisit de pardonner ? Quel animal désire l’éternité en sachant qu’il va mourir ? Quel animal est si seul en lui-même et pourtant si profondément lié aux autres ?
Nous ne sommes pas tout à fait ce que la science décrit. Nous sommes plus que ça et au fond, nous le savons.
L’être humain est un paradoxe vivant. Capable du pire et du meilleur. Fragile et résilient.
Ce qui nous distingue peut-être le plus est cette capacité à nous demander pourquoi. Pas seulement comment survivre, mais pourquoi vivre. Pas seulement quoi faire, mais qui être.
Cette question intérieure est peut-être la chose la plus précieuse que nous portions : une voix qui interroge, qui doute, qui aspire.
Elle est le signe que nous ne sommes pas que des corps en transit. Qu’il y a en chacun de nous quelque chose qui cherche à s’éveiller, à aller plus loin, plus haut, plus profond.
L’humain n’est ni ange ni bête, disait Pascal. Il est les deux à la fois et c’est précisément là que réside sa grandeur. Dans cet espace inconfortable entre ce qu’il est et ce qu’il pressent pouvoir devenir.
Tu es cet espace et il est immense.