Veni Anima Mundi

La relation entre l'humain et la Source

On ne cherche pas quelque chose qu’on n’a jamais ressenti.

Quand un être humain se tourne vers Dieu, ou la Source, ou le sacré, peu importe le mot, il ne part pas de rien. Il y a déjà quelque chose en lui qui se souvient. Comme si la relation existait avant même qu’on la nomme.

Cette relation prend mille visages. Pour certains, c’est la prière. Pour d’autres, la nature, la méditation, le service aux autres, la musique, l’art, les mathématiques, le regard d’un enfant. Il n’y a pas une seule façon de se relier à ce qui nous dépasse.

Ce lien se vit à l’intérieur. Il ne se prouve pas, il se ressent. Il ne s’impose pas, il s’invite.

Cette relation transforme progressivement, doucement, parfois brutalement. Pas toujours de façon spectaculaire, presque sans qu’on s’en aperçoive. Cependant, une paix s’installe, là où il y avait de l’agitation. La peur recule. Une nouvelle capacité à aimer s’installe, grandit, puis s’ancre. Elle devient une seconde nature.

Cette relation entre l’humain et le sacré n’est pas celle d’un enfant apeuré devant un parent. C’est celle d’un être aimé qui apprend, peu à peu, à recevoir cet amour et à le rendre.

Ce chemin n’a pas de fin et il commence là où tu es, maintenant, dans ce souffle, dans cette lecture. C’est peut-être ça, la grâce.